Piratage en blouse blanche IV

par : Jean-Michel Armand

On n'y croyait plus, mais voilà le grand final de la nouvelle (à rallonge) de Jean-Michel Armand :

Le temps passé dans l’ascenseur me permit de reprendre un peu mes esprits. La boule d’incompréhension, de honte et de stress qui me serrait les entrailles ne m’empêchait presque plus de réfléchir. Qu’est-ce qui s’était passé ? Qu’est-ce que je n’avais pas vu ? Toujours les mêmes questions depuis presque 4 heures maintenant.


Geekisition, de l'autre côté de la lucarne

par : Nicolas Steinmetz

Nicolas Steinmetz répond en quelque sorte au "Geekisition" de Bruno Bord, avec une nouvelle présentant le monde vu du côté des Geekisiteurs.

Ah il pouvoit se sentir soulagé de ne pas avoir été épinglé, cela ne ferait que le conforter dans ses théories et ne ferait que le pousser à commettre de nouvelles erreurs en se croyant invincible. Ah s'il savait, il bomberait moins le torse et aurait un pas moins assuré...


Point-virgule

par : Mathieu Agopian

Un petit nouveau dans le monde du Polar Geek, Mathieu Agopian. Une drôle d'histoire de Poneys et de Boas. Il doit aimer regarder les documentaires animaliers sur France 5, probablement...

Le point de départ : une morne journée d’octobre, et un développeur de plus qui se fait dire que son boulot devrait être réservé aux débutants, aux jeunes diplômés. Les mots résonnent encore dans ma tête : « Le développement, c’est bouché, ça n’a pas d’avenir dans la vie d’un homme. Il faut savoir évoluer, devenir chef de projet, consultant, technico-commercial. Tout sauf rester prostré devant son ordinateur, en concurrence avec les milliers d’autres programmeurs frais sortis de l’école, toute cette main d’oeuvre bon marché. Il faut que tu saches qu’aujourd’hui, trouver un programmeur c’est super facile. Un conseil, évolue. »


Geekisition

par : Bruno Bord

Un peu d'anticipation. Un monde noir, dans lequel l'ambiance obscurantiste pèse lourd sur les Geeks. Peut-être pas un Polar, mais un Thriller, probablement.

Parmi les lois sur la prohibition électronique, celle des quotas de bande passante était la plus ignoble et la plus cruelle. Au lieu de purement et simplement interdire l'usage de l'Internet, les politiques avaient décidé d'en limiter l'usage. En fonction de l'âge, de la catégorie socio-professionnelle et d'un facteur totalement arbitraire dans les mains des autorités de l'e-Police, le nombre hebdomadaire d'octets utilisables par tout citoyen est devenu un nombre fixe. Pas un de plus, pas un de moins.


Hors-jeu (seconde partie)

par : Bruno Bord

Seconde mi-temps de la nouvelle "Hors-jeu". Quand un orateur tient absolument à intervenir dans une conférence, il utilise parfois de drôles de moyens pour arriver à ses fins.

Le prévenu avait le regard vague. Il sentait bien qu'il lui faudrait bientôt franchir le pas et devoir avouer le pire des crimes, celui qui lui valait d'être face au juge. Sa voix, d'habitude si hautaine et pleine d'arrogance, trembla un peu quand il sussura, dans un souffle :
"Café ?"


Hors-jeu (premiere partie)

par : Bruno Bord

C'est la saison des conférences. Bruno Bord nous livre la première partie de cette nouvelle, plongée dans les arcanes de ces grandes messes qui rassemblent les geeks, au printemps.

"Oui, j'y avais droit. Vous pouvez penser ce que vous voulez, Monsieur le juge, j'y avais droit. Plus que n'importe qui. Plus que n'importe quel gourou ou rock-star de mes deux."


La théorie des six

par : Pierre Roussel

Pierre Roussel, met à profit les longues soirées d'hiver pour concocter une historiette à énigme rudement maline. As-tu trouvé l'astuce ? Moi oui.

J'en oublie la politesse et la courtoisie, je ne me suis pas présentée. Tout le monde m'appelle Don. ! Et j'ai un gros problème... Je n'ai jamais rien demandé à personne, moi. Je vis à la marge, dans un Camp De Roms, à côté de la grande tour Antec.

BONUS : L'auteur nous donne d'ailleurs quelques clés pour mieux comprendre sa nouvelle. À lire de préférence après, sinon, c'est spoilé.


Le monde est petit (troisième partie)

par : Pierre Roussel

Et Pierre Roussel achève sa trilogie - le mystère épaissi au #2 devient encore plus brumeux... jusqu'à une fin... définitive.

Apparemment, l'explosion de l'aérogare avait été suivi d'un étrange évènement. Tout le monde parlait du Père Noël et du fait qu'on l'avait vu dans le ciel, sur son traineau, s'éloignant du lieu de la catastrophe.


Piratage en blouse blanche (troisième partie)

par : Jean-Michel Armand

Troisième et visiblement pas dernier épisode des aventures d'Alana Oscar, qui audite un code dont l'univers aurait pu bien se passer :

Et mon dieu, j’ai rarement vu une application aussi mal développée. Quand je parlais de garagistes à propos de certaines SSII, je crois que j’étais en dessous de la vérité. J’ai déjà listé des dizaines de failles possibles, de trous de sécurité si grands qu’on pourrait y faire passer des troupeaux d’éléphants… J’avais vraiment l’impression de remonter un fleuve de merdes codifiques depuis que j’avais plongé mon nez là-dedans.


Un brave garçon

par : Bruno Bord

Bruno Bord a récemment visité l'Irlande. Il en a rapporté une nouvelle Polar-Geek, aux couleurs noires de la Guinness la plus froide.

Il m'avait suffi de télécharger les bonnes documentations, gavé ma batterie et de faire mon sac pour le centre ville. J'avais essayé de me perdre dans les rues que je ne connaissais que trop. Les bouncers n'officient que le soir, mais leur présence hantait encore les rues des pubs de Shop Street et Quay Street. En fait, je cherchais plutôt un coffee-shop, persuadé que le silence feutré d'un établissement pour caféïnomanes bien éduqués serait plus en adéquation avec ma recherche de calme.


Le mal est à la racine

par : Nicolas Steinmetz

Ah ! L'été. La plage, le livre des vacances. Le gros pavé qu'on commence et qui sert parfois de coussin pour la sieste à l'ombre des parasols. C'est Nicolas Steinmetz qui nous sort de cette torpeur en nous proposant de chercher le mal à la racine.

"Je veux ce fumier, tu m'entends ? Tu as carte blanche et tu peux bloquer tous les employés de la société le temps qu'il faudra... Maintenant, sache aussi que ma fille fête son anniversaire ce week-end et qu'il n'est pas prévu que je le rate. Bonne chance...


Le couteau

par : Bruno Bord

Elle eût l'air un peu interloquée. Elle commença un "Comment êtes-vous au courant pour..." qui mourut dans sa gorge. Évidemment qu'elle savait comment. Je savais tout. À peu près. J'avais repéré un taux anormal de trafic dans les équipes du projet, notamment une branche assez centrale du programme. Tous les développements avaient été gelés, et les dévs en mal de boulot avaient commencé à visiter des sites sans un rapport flagrant avec leur vrai travail.


C'était juste un jeu (première partie)

par : Florian Strzelecki

Après un petit hiatus, le mouvement Polar Geek reprend, grâce à Florian Strzelecki, qui pose le décor d'une nouvelle polar d'anticipation.

Une enquête comme ça, c'est comme un jeu : on cherche à en savoir plus, à satisfaire notre curiosité, sans rien derrière. C'est juste une façon de s'occuper, de faire fonctionner son cerveau sur des choses futiles, sur des détails. On tombe rarement sur quelque chose qui vaille la peine d'en faire un papier, mais ça maintient éveillé.


Piratage en blouse blanche (deuxième partie)

par : Jean-Michel Armand

Jean-Michel Armand, fait d'une pierre deux coups. Non seulement il nous adresse la deuxième partie de sa nouvelle, mais en prime, il lui donne un vrai titre, "Piratage en blouse blanche".

Pour que vous vous fassiez une idée, comparé à l’immeuble qui me faisait face, les tunnels du métro ressemblaient au pays joyeux de l’île aux enfants. Je me serais cru dans un mauvais polar. Vous savez ceux où les immeubles sont toujours gris et lugubres, perdus au fond d’une zone industrielle où les seules femmes que l’on croise sont celles qui attendent sur le bord de la route en faisant tourner leur petit sac à main. Un vrai cliché.


Le monde est petit (deuxième partie)

par : Pierre Roussel

La deuxième partie de la nouvelle "Le Monde est petit"... Le mystère s'épaissit de plus en plus...

Mais j'ai décidé de ne pas me laisser perturber. Je sais bien que les voies qui mènent à la vérité sont nombreuses, mais là, je n'avait même pas le mulet à monter pour les parcourir. Un bon café ouvrit mon esprit, les tartines à la confiture de mures apportèrent l'énergie nécessaire à son activation.